Colliers, boucles d’oreilles, bracelets, ... ;
Un bijou, pour moi, doit évoluer avec le corps.

J’ai choisi de jouer avec cette idée d’un bijou vivant. L’asymétrie permet de le rendre moins statique, et de souligner les mouvements du corps. Par exemple, je  travaille en opposition de couleurs et de formes, je crée des perles avec des faces différentes (une face avec un émail lisse et l’autre avec des points d’émail).
Un bijou doit aussi être ludique dans les formes et motifs des perles, dans les montages par les matériaux utilisés. La personne doit prendre plaisir à le porter et ressentir une originalité.

J’utilise la technique du Raku*. Ce qui m’intéresse dans ce mode de cuisson sont les différentes nuances d’enfumage, le travail des lustres mats et des lustres sur émaux.
De ces associations naissent une ambiguïté et un questionnement sur la matière même  : est-ce de la terre ou du métal ?Mon travail est orienté sur la recherche de matière par l’impression de dentelle, décor en relief avec un engobe ou autre ...

Toutes les perles qui composent ma production sont réalisées creuses, ce qui me permet de travailler sur des volumes importants sans contrainte de poids, et proposer ainsi des bijoux confortables.

*Technique du Raku
Au XVIe  siècle, Chojiro Raku créa au Japon une poterie brute liée à la cérémonie du thé. Cuite à basse température (750° à 980°), émaillée ou non, cette poterie est retirée incandescente du four pour être plongée et enfumée dans de la paille ou de la sciure.
En réduction d’oxygène, le noir de fumée se fixe indélébilement et les émaux chargés d’oxydes (cuivre, argent) produisent des lustres métallisés.